Littéralement traduisible par « soupe de feuilles d’aubergines amères », le « ngukassa » ou « ngu ti kassa » est une soupe à base de feuilles et bananes plantains réputée en Centrafrique.
La préparation comporte les ingrédients suivants :
- du « ngu » : cela signifie « l’eau » en français,
- des feuilles de « kassa » : terme en langue yakoma qui signifie « ngago » en langue sängö (il s’agit de feuilles faisant partie de la famille de « l’aubergine amère » en français ou « solanum aethiopicum » de son nom scientifique), le terme « kassa » désigne aussi en sängö un plat sans l’accompagnement
- des « föndo » mûres ou vertes (bananes plantains),
- du « mafüta tî mbûrü » (l’huile de palme),
- des « karako » (arachides) sous 2 formes : écrasées et entières,
- et du « gûî » (ignames) cuits dans la même marmite.
Selon les goûts il est possible d’ajouter d’autres tubercules comme le « langä » (« taro » en français) ou les « babolo » blancs (« patates douces » en français).

L’équilibre des ingrédients permet de sublimer le goût sucré-salé de ce plat, nul besoin d’ajouter du sel ou du sucre !
Le ngukassa/ngu ti kassa : une soupe aux nombreux bienfaits
Originaire du sud de la Centrafrique, le ngukassa/ngu ti kassa est délicieux et nourrissant. Le résultat doit être liquide et ne pas être épais, cela tient à l’originalité de son nom ! Vous pouvez servir la soupe chaude dans un bol et la déguster au petit-déjeuner ou comme repas d’appoint.

Dans certaines coutumes centrafricaines, le ngukassa/ngu ti kassa est utilisé comme aliment à destination des femmes qui viennent d’accoucher.
En effet, le plat favoriserait la lactation maternelle pour l’allaitement et serait rempli de nutriments essentiels à la jeune maman. On lui prépare donc la soupe régulièrement, avec quelques spécificités pour permettre une digestion facile. Dans ce cas, les bananes plantains seront dures et non mûres, et la soupe sera très liquide avec peu d’arachides.
Que de réconfort dans cette soupe !